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4 LOCALISATION DES INJECTIONS
4.1 Localisation des forages
Les injections ont été effectuées dans trois des nombreux forages réalisés sur le site. Ces forages sont dénommés Si, S3 et S8 mais leur localisation n'est pas mentionné dans le document. On sait seulement qu'il s'agit de forages réalisés en 250 mm de diamètre, profonds de 13 à 16 m et équipés, en surface, d'une tête de forage dépassant de 0,50 m du niveau du sol, d'un socle en béton de 0,50,50, 15 m et d'un tube métallique de protection fermé par un capot cadenassé. Par ailleurs, ils se trouvent à l'extrémité de pistes d'accès spécialement aménagées.
Sur le site, nous avons constaté l'existence de deux types de forages
- de petits forages protégés par un tubage métallique marron d'environ 1 m de hauteur sur environ 80 mm de diamètre; ces ouvrages datent du début des investigations (plus d'un an) ;
- de gros forages équipés avec un tubage métallique gris d'environ 0,30 m de hauteur sur environ 250 mm de diamètre, pris dans un socle en béton et situés à l'extrémité de pistes d'accès; ces ouvrages sont récents comme en témoigne la « fraîcheur» des tas de cuttings de marnocalcaires gris bleus retrouvés à leur pied.
Ces « forages gris » sont au nombre de trois et se trouvent à différentes hauteurs en rive gauche du ravin du Devessou. Auprès de deux d'entre eux existaient des traces d'eau alors qu'une citerne d'environ 1 m3 était encore installée à coté du troisième. Leur localisation au GPS est donnée dans le Tableau 1 et sur la Figure 1.
Coordonnée X
(UTM31)
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Coordonnée
Y (UTM31)
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Coordonnée Z
(m NGF)
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Observation
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Phot
o
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0612802
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4929509
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240
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1
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0612795
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4929465
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248
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Trace d'eau à proximité
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2
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0612744
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4929399
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246
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Trace d'eau à proximité, présence d'une citerne
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3
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0612826
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4929415
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246
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Forage, rebouché, présence de calcite dans les cuttings
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4
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Tableau 1: Localisation des forages susceptibles d'avoir été tracés
Il est intéressant de noter l'existence d'un quatrième forage probablement creusé en même temps que les trois autres (du fait de la même « fraîcheur» des cuttings) mais rebouché. Les cuttings y sont identiques mais ils renferment des éléments de calcite blanche à jaune qui témoignent du recoupement de fractures calcifiées. Aux dires du foreur, interrogé le jour même des travaux, ce forage aurait été rebouché car il aurait traversé une zone fracturée donnant de l'eau alors que les trois autres seraient restés secs, ce qui semblait être le but recherché!
Note importante: d'après les plans de localisation du futur CET et les coordonnées GPS des forages, ces derniers seraient situés à l'extérieur de l'emprise du CET!
4.2 Profondeur des forages
La profondeur de ces trois forages est comprise entre 13 et 16 m. L'injection a donc eu lieu au sommet de la zone non saturée, probablement dans les formations superficielles à dominante argileuse qui recouvrent partiellement le site. On rappelle qu'on se trouve ici à environ 65 m au‑dessus du niveau de la nappe, ce qui oblitère fortement les chances de restitution des traceurs aux points d'eau suivis.
D'autre part, les perméabilités annoncées dans ces formations superficielles varient de 1.10-8 à 1.10-9e m/s. Elles correspondent à des terrains quasiment imperméables puisque la limite théorique d'imperméabilité est généralement fixée dans la littérature à 1.10‑9 rn/s. De telles perméabilités correspondent à des vitesses de transfert de l'ordre de 3 à 30 cm par an ( sur la base d'un gradient hydraulique unitaire), c'est-à-dire à des temps de transfert de l'ordre de 3 à 30 ans par mètre d'argile traversée!
Dans ces conditions, un traceur suivi pendant seulement un mois n'a strictement aucune chance de réapparaître aux points d'au suivis sauf s'il rencontre une fracture ouverte en liaison avec la zone saturée.
On peut également remarquer que les formations superficielles argileuses ne recouvrent pas la totalité du site du futur CET. Dans l'axe du thalweg du Devessou, par exemple, affleurent directement les marnes et les calcaires marneux fracturés. Il aurait donc été très intéressant de tester la restitution éventuelle d'un traceur injecté dans les formations marnocalcaires affleurantes du thalweg par l'intermédiaire des fractures naturelles.
5 LOCALISATION ET CHOIX DES POINTS DE SUIVI
5.1 Localisation des sites
Les points de suivi mentionnés dans le mode opératoire du traçage sont les suivants
- pour les eaux souterraines, la source de Font-Garou, la source du Moulin et le forage d'Orbeires;
‑ pour les eaux superficielles, l'Ardèche à Pradons et le ruisseau du Devessou au niveau du petit pont de la route départementale.
Cette localisation est correcte compte tenu de l'hydrogéologie locale, cependant on peut regretter que le nouveau forage des laboratoires ARDECOSM à Lagorce n'ait pas été pris en compte.
Il est possible d'évaluer la piézométrie des environs du site du Devessou sur la base de deux hypothèses simplificatrices:
- les différents terrains géologiques se comportent comme un seul réservoir aquifère et hébergent une seule et même nappe;
- les niveaux piézométriques de cette nappe sont donnés par les cotes d'émergence des sources pérennes ainsi que par la cote de l'Ardèche supposée jouer un rôle drainant pour la nappe.
Ceci permet de proposer le tracé d'une esquisse piézométrique (Figure 2) qui montre que l'écoulement majeur des eaux souterraines de cette « nappe unique» serait susceptible de se diriger directement vers l'Ardèche entre St‑Maurice et Balazuc.
Ce tracé ne prend pas en compte l'impact des discontinuités (fractures, chenaux karstiques) susceptibles de modifier localement la direction d'écoulement des eaux souterraines. Par exemple, le réseau karstique de la source du Moulin, actuellement en cours d'exploration, proviendrait du Sud sur une distance d'au moins 700 m alors que l'écoulement moyen de la « nappe unique» serait ici dirigé vers le Nord-sOuest. Notons au passage que l'extrémité actuelle de ce réseau se trouve à moins de 1,3 km du site du Devessou.
5.2 Protocole de suivi
Le protocole de suivi mentionne une tournée trois fois par semaine pour « vérification du fonctionnement des installations et prélèvements manuels d'échantillons d'eau dans l'Ardèche » ainsi que le « prélèvement des échantillons des préleveurs automatiques » tous les 6 jours.
Le protocole de suivi des restitutions aux points d'eau souterraine est correct si l'on comprend qu'il a été mis en place un fluorimètre enregistreur de terrain par point d'eau. Ce type d'appareil est capable de réaliser une mesure de chacun des traceurs à un pas de temps réglable de 1 à 15 minutes. Les préleveurs automatiques n'étaient pas nécessaires mais ils peuvent permettre de pallier un éventuel dysfonctionnement des fluorimètres ou d'atteindre une précision supplémentaire lors des analyses de traceur. Le pas de temps est inconnu mais, en considérant des préleveurs classiques comportant 24 flacons et à raison d'une relève tous les 6 jours, il peut être estimé à 6 heures.
En revanche, le protocole de suivi des points d'eau superficiels apparaît nettement insuffisant. En ce qui concerne le ruisseau du Devessou, il semble que ce dernier ne coulait plus en cette période de l'année. En ce qui concerne l'Ardèche, un prélèvement manuel d'eau au pas de temps de 48 à 72 h est nettement insuffisant dans ce contexte.
En ce qui concerne la localisation des points de suivi, il est possible.
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