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Lettre ouverte Selon nous, votre initiative n’est pas à la mesure des inquiétudes et de la mobilisation que suscite ce projet, faute de traiter les questions et les remarques suivantes :
Ces derniers managés par le grand Corps des Mines et les Ponts et Chaussées, ont l’habitude de travailler dans l’opacité la plus grande (cf projet nucléaire dont superPHenix, avions renifleurs … et la vente des autoroutes dans les transports). Ils font « la pluie et le beau temps en France » depuis l’Ancien Régime. Sur la forme comme sur le fond, on peut s’étonner de méthode d’un autre âge, peu démocratique. Il semble que l’Etat perd toute prise et faillit à sa mission première qui est de protéger notre territoire. Cet élément est celui, sans aucun doute, le moins accepté par la population. Pourquoi ne pas avoir ouvert cette mission à des personnalités indépendantes et aux responsables de notre territoire (pour construire un cabanon de plus de 20m2, il faut l’autorisation des maires dans le cadre des PLU). Non, votre démarche ne nous convient pas. Elle ne vise qu’à gagner du temps, laissant aux industriels le temps d’entreprendre les démarches administratives, d’effectuer les travaux et de mettre en place une stratégie de communication. Des explications techniques des uns et des autres ne suffiront pas à faire taire notre colère. Vous avez court-circuité le débat au début du projet. Nous ne sommes pas dupes et imaginons très bien la conclusion de la mission. Notre détermination est totale, partagée par l’ensemble des citoyens et des élus. Vos services vous auront sans doute informé de l’ampleur et de la diversité de la mobilisation en Ardèche. Et nous savons qu’il en est de même dans tous les départements touchés par les trois projets. Cela se propagera, bien sûr, dans les zones où il y a d’autres permis en instance. Nous avons été aidés dans notre prise de conscience par l’expérience des Etats-Unis et du Canada. Nous allons faire en sorte de nous mettre en relation avec les autres pays qui sont menacés par les mêmes projets. Nous attendons une décision écrite de Monsieur le Premier Ministre retirant, quelque soit le coût, les permis d’exploration concernés. Restant à votre disposition pour un dialogue sur les problèmes énergétiques et sur la façon de l’aborder, Nous vous prions d’agréer, Madame la Ministre et Monsieur le Ministre, l’expression de nos sentiments les plus respectueux et les plus déterminés. Le 23 février 2011 Jean-Louis CHOPY Porte-parole « Collectif Ardéchois Stop aux gaz de schiste » collectif07sgds@frapna.org |