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Document à télécharger Ici Communiqué N°4 La liberté n’est pas « rentable »La préservation de notre Vie non plus… Quatre jours après la libération de la Tunisie, les agences de notation ont dégradé la note d’évaluation de la dette souveraine de ce pays, mettant en péril ses capacités d’emprunt. Ce signal obscène et pervers nous montre à quel point « la finance » est friande de ses propres intérêts : un bon dictateur est plus sûr à ses yeux qu’une foule de “gueux” qui se cherche. Nos gouvernants n’ont pas réagi à ce scandale. Est-ce qu’à leur avis les investisseurs ont toujours raison et ce quels que soient leur choix ? La prévalence des systèmes financiers sur le volontarisme politique est la grande affaire de ce début du siècle. Et comme le dit Heidegger « les dits systèmes sont sans visages, sans âme, sans discours ni troubles de conscience, glacés et efficients. Ils sont des processus sans sujet. » Dans l’affaire du gaz qui nous concerne, le gouvernement laisse à Total, GDF-Suez la bride sur le cou. “Faites ce que vous voulez, vous nous laisserez bien quelques miettes” doivent-ils se dire ? De toute façon, « on ne peut rien faire » dit Nathalie Kosciusko Morizet, c’est le code minier qui commande (qui c’est ce Monsieur Code Minier qui commande ?) Il est donc grand temps que le peuple exerce sa « Vox populi » afin de reconstruire le pouvoir d’un Etat garant du bien commun. Au cours de réunions publiques qui ont eu lieu cette semaine à St Sernin, aux Vans, St Paul le Jeune et Montélimar, la volonté de lutter contre le projet d’exploration s’est faite largement entendre, venant de toutes les sensibilités politiques. Elle animera certainement les réunions qui se dérouleront à Lussas, Vallon Pont d’Arc et autres lieux prévus. Ainsi les communes de tout bord ont pris des résolutions, des délibérations, des arrêtés municipaux contre ce projet. Le Député JC Flory s’y est déclaré hostile. Rappelons- nous comment après la guerre, le Conseil National de la Résistance a su faire taire ses divergences afin de redonner à l’Etat toute son autorité et l’arracher aux griffes du pouvoir de l’argent. Ainsi à nos yeux, le collectif « Stop aux gaz de schiste » doit accueillir avec Fraternité toutes les sensibilités qui acceptent d’adhérer à sa charte commune. L’affaire du gaz de schiste est une forme de guerre. « Indignons nous » Pour le C.A, le Président, Michel Mariton |